Réviser à la maison, du CP au CM2
Réviser en primaire, ce n’est pas refaire l’école le soir. C’est reprendre ce qui a été vu en classe, quelques minutes, tous les jours, et s’arrêter avant que ça tourne à la bagarre. Vingt minutes suffisent : une lecture à voix haute, un peu de calcul, trois phrases écrites. C’est la régularité qui installe les automatismes, pas la durée, et une séance abandonnée à temps vaut mieux qu’une demi-heure de larmes. Le travail écrit à la maison reste d’ailleurs interdit à l’école élémentaire : ce qui est autorisé, ce sont les leçons à apprendre et la lecture.
Ce site suit les programmes officiels, année par année, sans les réécrire. Chaque notion a sa page : ce que le programme demande vraiment, où ça coince le plus souvent, quoi faire concrètement, et des fiches à imprimer avec leur corrigé. Rien n’est payant, rien ne demande de compte.
Au CP, tout part de la lecture
Le CP est l’année du déchiffrage. Tant que les sons et leurs graphies ne sont pas installés, rien d’autre ne peut suivre : ni la compréhension d’un texte, ni la dictée, ni même la copie. Le repère de fin d’année est de trente mots correctement lus par minute, et il se mesure, il ne s’estime pas. En parallèle, la main apprend : l’écriture cursive demande un geste précis, et c’est en janvier qu’on voit si l’enfant écrit sans douleur. Côté mathématiques, l’année tourne autour de la numération jusqu’à 100, de l’addition puis de la soustraction, avec des problèmes racontés avant d’être calculés. Le programme complet est sur la page Réviser en CP.
Au CE1 et au CE2, lire doit cesser de couter
Ces deux années servent à une chose : que déchiffrer devienne automatique, pour que l’attention passe enfin au sens. Le repère de fluence est de soixante-dix mots par minute en fin de CE1, quatre-vingt-dix en fin de CE2 ; en dessous, la compréhension s’écroule, non par manque d’intelligence mais parce que l’effort de lecture consomme tout. L’étude de la langue commence pour de bon : on repère le verbe, on comprend l’accord du sujet et du verbe, on travaille les homophones par paires plutôt qu’isolément. En mathématiques, les tables de multiplication deviennent la clé de tout ce qui suivra, et la multiplication posée arrive au CE2. Les sommaires : Réviser en CE1 et Réviser en CE2.
Au CM1 et au CM2, les notions s’empilent
Le cycle 3 commence au CM1, et le palier se sent : les énoncés s’allongent, les leçons aussi. En mathématiques, la division posée arrive, les nombres décimaux apparaissent par les fractions décimales, et les fractions deviennent des nombres à part entière. En français, on distingue le COD du COI et le deuxième groupe entre en conjugaison. Le CM2 pousse le même mouvement : la division décimale, la proportionnalité sans produit en croix, les aires et leurs conversions, et deux temps nouveaux : le passé simple et le plus-que-parfait. C’est aussi l’année où l’attribut du sujet et la phrase complexe entrent au programme. Tout est détaillé sur Réviser en CM1 et Réviser en CM2.
Matière par matière
Le français se travaille sur trois fronts : la lecture et l’expression, l’orthographe et la grammaire, et la conjugaison. Les mathématiques avancent par le calcul mental et par les problèmes, à raison de dix par semaine selon le programme. S’y ajoutent les sciences, l’histoire et la géographie (qui deviennent deux matières distinctes au CM1, avec l’histoire et la géographie), et l’anglais, dont le programme a changé à la rentrée 2026 pour le CP et le CM1.
Des fiches à imprimer, pour de vrai
Chaque notion a ses fiches en PDF, avec leur corrigé, et elles tiennent sur une page. Les longueurs imprimées sont vérifiées : sur une fiche de mesure, un trait de six centimètres mesure vraiment six centimètres sur le papier. Les plus demandées dans les recherches des parents sont celles de listes de mots, de dictée et d’écriture cursive. Ce sont aussi celles qu’on refait le plus volontiers, et une fiche refaite trois fois vaut mieux que trois fiches survolées.
Et l’application dans tout ça
Caméléo part de la leçon du cahier : on la photographie, et l’application en tire des fiches et des quiz fidèles à ce qui est écrit. Rien n’est ajouté, rien n’est inventé : si une notion n’est pas dans la photo, elle n’est pas dans la révision. C’est la seule façon de réviser ce que le maitre ou la maitresse a réellement demandé, et pas une version générique du programme. L’application n’est pas encore sortie ; en attendant, les pages de ce site sont libres d’accès et les fiches se téléchargent sans compte, sans publicité et sans inscription.